4- Le spectacle : l'histoire et les registres

Le spectacle : l'histoire et les registres

Yaël Plouarmel, le premier personnage de la pièce, s’est présenté à nous comme mnémoniste (spécialiste de la mémoire) et intervenant dans le cadre du projet « C'est mon métier » à l’occasion d’une conférence dans notre collège. Il intervenait soi-disant dans le but d’aider les collégiens à choisir leur orientation. La « conférence » se trouvait être en fait une véritable représentation de la pièce « Le stress de l’hippocampe » écrite par l’acteur lui-même. Le public (qui s’est avéré être notre classe) n’était pas au courant que cette pièce de théâtre allait être jouée dans la salle de classe. Nous avons donc été surpris par cette représentation.

Cette pièce relate le passé de l’acteur. Il remonte au collège, où toute sa scolarité, manquant de confiance en lui et pensant que son hippocampe (porte d’entrée de la mémoire) est défectueux. Voyant les mauvaises notes défiler, il commence à tricher, aidé par son « démon », son autre lui, sa partie obscure, il s'agit d'un passage de la pièce où l’acteur utilise le célèbre personnage Belzébuth pour incarner le mal que le personnage a en lui. Il se retrouve donc mêlé à un contrat avec le diable en personne. Il échange son hippocampe contre la possibilité de tricher en ayant accès aux contrôles et apprend ces derniers en avance sans erreur possible. Mais, arrivé au bac, tout dégringole, en effet pas de triche possible. Il essaye de reprendre contact avec Belzébuth, en vain. En plein désarroi dû à son impossibilité de tricher, il est aidé par un « ange » et reprend confiance en lui. En échange de renoncer à son pacte et de stopper les fourberies, il retrouve son hippocampe qui était entre les mains de Belzébuth. Il réussit le bac et récupère son hippocampe sans encombres grâce à des moyens mnémotechniques appris durant cette année éprouvante avec une mnémoniste. Il a enfin la possibilité de réaliser son rêve : devenir acteur.

Les registres abordés dans cette pièce sont le registre merveilleux avec la présence d’un ange et d’un démon, qui poussera Yaël à tricher alors que l'ange lui viendra en aide quand Yaël sera au plus bas. Il y a aussi le doute fantastique à la fin de la pièce quand le spectateur hésite à reconnaître dans sa mnémoniste l'ange qui l'a aidé.

Le registre pathétique est aussi présent dans certains passages, on peut s'apitoyer sur le sort de Yaël, quand il parle de son passé, de son père qui le grondait sévèrement s'il n'avait pas de bons résultats, ou quand il réalise que la triche n'est pas possible pour le bac, ou qu'il n'arrive pas à retenir son texte  le jour du tournage d’un film. A ces moments-là, on peut ressentir de la « peine » pour Yaël.
   
Toutes les séances chez la mnémoniste pendant lesquelles il reprend confiance en lui, pour travailler sa mémoire sont traitées sur le mode réaliste.
    
Le registre comique enfin est présent au début de la pièce : on voit toutes les méthodes de triche que Yaël a utilisé et le public sourit quand il se fait attraper par un de ses professeurs. Dans une autre scène, sa mère entre dans sa chambre pour le féliciter de ses bonnes notes en lui apportant du chocolat chaud et des cookies et en lui demandant s’il va bien, sa mère est une vraie mère poule et cela est assez drôle car ce sont des choses qui peuvent nous arriver dans la jeunesse. Ce comique est exprimé lors des situations gênantes.

Fanny, François et Maissa.