9- Les lumières

Au début, nous sommes arrivés à Villeneuve-lès-Maguelone.

Nous avons assisté aux réglages des lumières. Nous avons eu beaucoup de chance car les artistes n‘y sont pas généralement favorables, cela peut en effet les gêner.

Nathan, notre camarade de classe, a pu « faire le Crabe » avec une main au-dessus de la tête : cela consiste à aller dans différents espaces du plateau pour que le technicien puisse configurer ses réglages.

Nicolas, le régisseur des lumières de la compagnie, s’est occupé de les régler en faisant des tests. Il a effectué des ajustements d’intensité : il s’agit de régler la conduite, c’est-à-dire l’image produite par le projecteur. Le changement de théâtre et donc d’espace modifie effectivement l’intensité de la conduite. Il faut donc l’ajuster.

Nicolas a travaillé deux jours seul grâce à la fiche technique qui lui a été envoyée par la compagnie.

Il n’a pas créé la lumière, c’est Martin SIROIS qui l’a conçue. Mais Nicolas FORTIN était le seul à s’en occuper dans le spectacle.

Au Québec, il existe des droits d’auteur pour les créateurs lumière, ce qui n’existe pas en France puisque les droits d’auteur, ne concernent que les auteurs et les musiciens.

Les lumières, leur symbolique et leurs emplacements :

Il y avait des bandes de couleurs rouge, jaune et blanche sur le tapis de danse, au sol. Ces bandes créaient des espaces, comme des cubes à différents emplacements du plateau et chaque acteur bougeait de cube en cube.

Les spots éclairaient les acteurs mais également le tableau, qui se situait au fond de la scène.

Pendant le spectacle, la lumière clignotait de façon lente. Et quand on pouvait entendre une musique rythmée, elle empruntait le même rythme que celle-ci. La lumière tenait donc un rôle important dans la pièce.

Les spots étaient placés : sur le devant de la scène, en haut, sur le plafond, sur les côtés droit et gauche de la scène.

Il n’y avait pas de couleurs froides mais essentiellement des couleurs chaudes. L’éclairage était utilisé pour exprimer différentes émotions, gestes, écritures et musiques grâce aux couleurs.

Quand la rescapée de la canicule parlait, la lumière était rose. Le rose exprime la sagesse, le bonheur. Le rouge sur le sol correspondait à l’amour, à la tendresse. Le jaune lui exprimait la jalousie.

Nous avons trouvé ce travail formidable et vraiment original !

Gaëtan et Nicolas, 4ème 1.