6- Le spectacle, décor et scénographie

Décor et scénographie de
Don Juan, amère mémoire de moi.

Le scénographe qui a travaillé sur le décor se nomme Xavier ERRA. Il a pensé à représenter la chambre de Don Juan sur le plateau. Il l’a meublée d’un lit mobile à roulettes. Il a également placé un petit tabouret de bois à côté du lit destiné à accueillir le moine Jacob qui lui donnait sa médecine. Les couleurs de la chambre de Don Juan étaient sombres : du marron et du rouge qui donnaient un air ancien à celle-ci.

Une vingtaine de sacs étaient suspendus au plafond par des cordes, ils étaient fabriqués à partir de tissu marron et représentaient les âmes des femmes trompées par Don Juan lors de son lourd passé d’homme volage.

Pendant la pièce, Jacob ramène un lapin qu’il égorgera : il enlèvera alors un sac pour y accrocher le lapin. Le sang était figuré par du sable rouge en grande quantité. Ensuite le Père Louis arrose une plante qui a été placée par Jacob et qui sera également retirée du plateau par celui-ci.

Le couvent qui abrite Don Juan est représenté de deux façons différentes : une fois par une corde apparaissant au même moment où retentit le son d’une cloche. Ensuite un grand rideau de couleur marron et à treillis est mis en place pour symboliser un confessionnal (lieu de confession). Le rideau est accroché au plafond par deux cordes. Il est manipulable grâce à trois cordes à tirer pour que le rideau monte.

La projection vidéographique des visages des femmes trompées par Don Juan est diffusée sur des rideaux blancs qui tombent du plafond. Le choix du tissu plutôt que celui d’un écran rigide correspond bien à la symbolique du rêve, dans lequel les esprits des femmes trompées viennent le hanter.

Il y avait également un écran de diffusion côté cour et en avant-scène qui permettait de traduire les passages en catalan où en espagnol.

Grâce aux éléments de décor et à leur mise en scène, cette scénographie nous apparaît riche de sens. La symbolique dégagée nous plonge parfaitement dans l’univers de Don Juan, et nous invite à nous y projeter. Au final malgré une atmosphère sobre, la scénographie est d’un rendu esthétiquement plaisant.

BENJAMIN ET MANON, 4ème 6.