10- Intervention de Bernard SACARD (2)

La deuxième heure avec Bernard SACARD

Durant la deuxième heure, Monsieur SACARD nous a d’abord fait travailler la voix, voix de nez, de gorge et de ventre, dite thoracique. Puis il nous a fait faire un deuxième exercice sur la voix en émettant fortement et énergiquement un son : « a », « e », « i », « o », « u » puis « pa », « pe », « pi », « po », « pu », « ta », « te », « ti », « to », « tu ». Ensuite, il nous a fait travailler sur la voix de tête et la voix grave, dans lequel les filles devaient travailler la voix grave et les garçons la voix de tête en forçant leur nature, ce qui nous a préparés au dernier exercice de l’improvisation finale qui impliquait une prise de parole.

Monsieur SACARD nous a ensuite fait faire un exercice qui consistait à se mette par terre dos à dos : nous devions nous relever parallèlement avec un partenaire de même poids et de même taille. Le but de cet exercice était de nous faire travailler la synchronisation des corps, ce qui était plutôt difficile.

Enfin, nous avons travaillé en improvisation sur des masques neutres, c’est-à-dire sans émotions. Nous nous sommes approchés autour de six masques posés au sol, pour mettre en pratique les mouvements progressif, dégressif et contradictoire. Ces masques devaient incarner la tête de Don Juan quand il était mort. Il s’agissait de sentir, d’effleurer, de presque toucher le visage de Don Juan.

Chacun notre tour nous sommes passés, nous ne pouvions pas parler car il fallait exprimer des émotions sans le son de la voix.

Le dernier exercice d’improvisation à partir des masques devait se jouer à deux. Le premier acteur devait incarner Don Juan et le second Inès. Les deux se retrouvaient après quarante ans, sans s’être vus. Don Juan, lui devait être à la fin de sa vie. Les masques représentaient le visage d’une marionnette à manipuler et à faire parler.

Seuls les volontaires et quelques personnes désignées sont allés se présenter devant les visages sans émotion en les observant, comme s’ils sentaient une attirance pour les masques. Les autres élèves pendant ce temps regardaient sans pour autant oser aller faire face aux masques.

A la fin de cette deuxième heure, les élèves avaient l’air plutôt contents.

MATTHIEU et ROMAIN, 4ème 6.

Voir le film de l’intervention de Bernard SACARD.